Affaire Sessègnon : Malhonnêteté du joueur, faiblesse du sélectionneur
42e minute : Sessègnon vient vers la touche et s'apprête à sortir. Adjamonsi refuse le remplacement en discutant chaudement avec le sélectionneur. En seconde période, Sessègnon tente de créer une rébellion en demandant quasiment à ses coéquipiers de venir à la rescousse. Pourquoi ? Eléments de réponse.
Aubay-Rolland ZOHOUN
Il était à la rue, à peine au niveau. Il faisait mal de voir aussi transparent un joueur qui en 10 sélections a toujours donné le meilleur en équipe nationale. Le Sessègnon du dimanche dernier était d'une bien piètre qualité. Cela n'est point surprenant pour qui suit le joueur depuis le début de la saison. Il a joué très peu dans son équipe où de retour de blessure il revient peu à peu à son meilleur niveau. Lors du stage de préparation, on l'a vu très peu à l'entraînement, dans son style caractéristique. Les signaux étaient orange. Le sélectionneur le savait sûrement mieux que quiconque. Dans le système béninois à 4-4-1-1, Sessègnon était pressenti pour évoluer dans le dos de Omotoyossi. Il était en concurrence avec Mouri Ogoubiyi. Ce dernier était plus en verve à l'entraînement. Le choix n'était point difficile sur le terrain. Là interviennent les facteurs psychologiques et la traditionnelle causerie du sélectionneur avec ses joueurs. Tout a pu se dérouler à ce niveau. Que diable Sessègnon a-t-il pu donner comme assurance à Edmé Codjo pour qu'il décide de le mettre d'entrée ?
Des engagements, comme tous les joueurs qui ont envie de jouer un grand match. Le deal entre les deux hommes, on peut l'imaginer. Sessègnon promet d'être au top dans ce match. Mouri étant plus en forme, Edmé Codjo sacrifie Seydath Tchomogo qu'il a pourtant rôdé pendant trois semaines.
Sur le terrain, Sessègnon ne tient pas sa promesse. Normal. C'est hors de ses moyens physiques. Il est l'ombre de lui-même. Le sélectionneur a rempli sa part de contrat en lui faisant confiance. Le joueur n'est pas au niveau. C'est évident. Mais par malhonnêteté, il se refuse de reconnaître cela. Faiblesse du sélectionneur, malhonnêteté du joueur. Le Bénin aura perdu 45 minutes. Dommage.
42e minute : Sessègnon vient vers la touche et s'apprête à sortir. Adjamonsi refuse le remplacement en discutant chaudement avec le sélectionneur. En seconde période, Sessègnon tente de créer une rébellion en demandant quasiment à ses coéquipiers de venir à la rescousse. Pourquoi ? Eléments de réponse.
Aubay-Rolland ZOHOUN
Il était à la rue, à peine au niveau. Il faisait mal de voir aussi transparent un joueur qui en 10 sélections a toujours donné le meilleur en équipe nationale. Le Sessègnon du dimanche dernier était d'une bien piètre qualité. Cela n'est point surprenant pour qui suit le joueur depuis le début de la saison. Il a joué très peu dans son équipe où de retour de blessure il revient peu à peu à son meilleur niveau. Lors du stage de préparation, on l'a vu très peu à l'entraînement, dans son style caractéristique. Les signaux étaient orange. Le sélectionneur le savait sûrement mieux que quiconque. Dans le système béninois à 4-4-1-1, Sessègnon était pressenti pour évoluer dans le dos de Omotoyossi. Il était en concurrence avec Mouri Ogoubiyi. Ce dernier était plus en verve à l'entraînement. Le choix n'était point difficile sur le terrain. Là interviennent les facteurs psychologiques et la traditionnelle causerie du sélectionneur avec ses joueurs. Tout a pu se dérouler à ce niveau. Que diable Sessègnon a-t-il pu donner comme assurance à Edmé Codjo pour qu'il décide de le mettre d'entrée ?
Des engagements, comme tous les joueurs qui ont envie de jouer un grand match. Le deal entre les deux hommes, on peut l'imaginer. Sessègnon promet d'être au top dans ce match. Mouri étant plus en forme, Edmé Codjo sacrifie Seydath Tchomogo qu'il a pourtant rôdé pendant trois semaines.
Sur le terrain, Sessègnon ne tient pas sa promesse. Normal. C'est hors de ses moyens physiques. Il est l'ombre de lui-même. Le sélectionneur a rempli sa part de contrat en lui faisant confiance. Le joueur n'est pas au niveau. C'est évident. Mais par malhonnêteté, il se refuse de reconnaître cela. Faiblesse du sélectionneur, malhonnêteté du joueur. Le Bénin aura perdu 45 minutes. Dommage.