Invité lors du stage d'Avant-Bénin/Mali, il entre cette fois-ci en sélection par la grande porte, celle des convoqués. Il est très motivé pour ce déplacement au Soudan. Il raconte ses débuts avec la sélection...
Aubay
Lundi vous avez participé à votre première séance en tant que joueur convoqué officiellement. Quel effet cela vous fait-il ?
J'étais...content, content de me retrouver parmi eux. C'est vrai que le stress que j'avais en tant qu'invité s'est évanoui. Là, j'étais dégagé, plus à l'aise.
Tu t'es fait tirer les oreilles par Sessègnon et Aoudou, pourquoi ?
On faisait un jeu initié par Stéphane. On devait jongler deux fois, sans toucher le ballon avec la cuisse. Quand ça tombe deux fois, on te tire les oreilles. Et moi je l'ai fait tomber donc, les deux m'ont tiré les oreilles. Quand c'est arrivé au tour de Stéphane, le coach avait sifflé le rassemblement !
Cette première journée à l'hôtel, comment ça s'est passé ?
Dimanche, j'ai joué en championnat (ndlr : 0-0 avec l'Aspac face à Tonnerres à Bohicon) et je suis revenu tard la nuit. Donc j'ai rejoint l'hôtel lundi matin en compagnie d'un ami que j'aime beaucoup. C'est un coéquipier de club, Saturnin (Ndlr : Allagbé, 2e gardien de but d'Aspac, ligueA) qui m'a amené sur sa moto.
Mon voisin de chambre, un grand ami...
C'est Raoul (Ndlr : Zossou), le chargé de matériel ! Puisqu'il était sans chambre, et comme c'est un grand ami du quartier et de ma famille, je lui ai proposé de partager ma chambre. Ça me fait plaisir de le côtoyer en sélection.
Vous avez déjà eu l'occasion d'un tête-à-tête avec le coach ?
Je n'ai pas encore discuté avec lui, car il était un peu tendu en raison des conditions d'hébergement. Certains étant un peu loin du reste du groupe...
Le Soudan pour vous, c'est un match amical ?
Aïe, non non non ! C'est comme une finale pour moi ! Même si on m'accordait ma chance durant dix minutes de jeu, je prouverai au peuple que je ne suis pas là par hasard, que j'ai les capacités de faire quelque chose, bref, que je mérite ma place.